Dans la tête du n'artiste, décryptage d'une oeuvre 1...
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Des fois, je me dis que j'aimerais bien me mettre en abîme. La caméra qui regarde l'écran qui fixe ce qu'il y a sur la caméra et qui montre un écran qui...
Ou bien la main qui frappe les mots sur le clavier au moment où ça sort (même si les plus doués d'entre-vous pourront remarquer qu'il n'y a pas de K dans ce commentaire).
Mon écran a une sale couleur, je sais.
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Mais comment voulez-vous que je le règle ?
Le chat qui m'sert gentiment de muse en m'chauffant les roustons tranquillement pendant que je cherche quelque chose d'intelligent à raconter sur l'processus de création...
 
Et ce n'est pas facile de trouver quelque chose à raconter pendant que le chat vous les chauffe grave. A vrai dire, il n'y a guère plus que cette pensée qui vous saisit...
Ch'uis plus daltonien que l'truc qui est sur cette photo.
 C'est bien daltonien, un chat, non ?
Merde, il devrait juste être là pour me détendre c'fichu chat et me permettre de laisser voguer mon imagination.
 
Pas que ça ne détende pas, hu, de se faire chauffer les roustons. C'est juste qu'une fois qu'on prend conscience de ça, c'est impossible de s'en détacher...
Il faut l'être pour dormir sur un tapis aussi ridicule. Bazar... Je me demande comment ça fait quand on est pas daltonien. On ne peut pas porter de pantalons criards.
Hum...
 
Mais peu importe, revenons à nos moutons ou à la souris plutôt...
On se croit obligé de corriger les couleurs bizarres que fait la webcam quand elle prend trop la lumière. Et je vous raconte pas comment on s'prendrait la tête si on était maniaque et non daltonien.
Ce qu'il y a d'important à savoir, dans ma tête de n'artiste, c'est que...
Hu...
Heureusement que c'est pas mon cas. J'ai déjà assez d'boulot comme ça à tenir la webcam...
C'est qu'il y avait bien une raison pour laquelle j'ai choisi de ne pas prendre de réalisateur ou de cadreur.
Ces pitins de va-et-vient, ça m'perturbe encore plus qu'le chat sur mes roustons, et ça m'laisse avec une conclusion qui finit sacrément en eau d'boudin...
D'ailleurs le travail me donne des pitins de rides sur la tête qui perturbent même mon teint de daltonien.Qu'est-ce que j'aimerais être un chat, pitin, j'm'en ferais encore moins.
Dédié à mon bras gauche qu'a voulu jouer à l'artiste et que maintenant j'ai mal, merde, à avoir tenu cette webcam à bout de bras.
Dédié aussi à mon chat parce qu'il ne pète jamais pendant qu'il est sur mes genoux.
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Page 364 / © Ebatbuok 2004
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